Mes comportements d’achat 3 : le poids du nombre.

Plus j’ai de produits qui m’attirent, moins je peux en acheter, proportionnellement. Car mon budget n’est pas extensible. Par choix ou par contrainte. Et c’est une bonne nouvelle.
Repérer de nombreuses pièces que j’apprécie me permet de comparer et de faire des choix.
Les articles qui me parlent le plus sont ceux que je devrais acheter en priorité.
Peu importe qu’il s’agisse d’un t-shirt ou d’un manteau d’hiver, même en termes de valeur.

Je dirais que mon ordre d’achat est le suivant :
1- mon style
2- envie/disponibilité
3- prix
4- besoin
5- ce que j’ai déjà comme produits qui ressemblent/si ça me avancer

Ce n’est pas aussi méthodique quand je tombe sur un vêtement. Je le fais de tête sans suivre cette liste. Je pense que cet ordre est le plus proche, quand j’ai dû y réfléchir pour écrire.

« Mon style » correspond à la capacité d’une pièce à s’intégrer à mes autres vêtements, actuels ou futurs. Y compris si si je prévois d’évoluer, de changer, ou ajouter un autre style.

Je mets l’ « envie » et la « disponibilité » en même temps car je mélange plus ou moins les deux pour me décider à acheter. Je n’ai pas vraiment de règle pour savoir lequel de ces deux critères je préfère choisir par rapport à l’autre. C’est au pifomètre.
Ou s’auto-enflammer sur un produit, même si la première fois que je l’ai vu, ce n’était pas le cas.
Et aussi cette paranoïa : se dire que la pièce est là depuis longtemps, que c’est la dernière, et se persuader qu’elle va partir vite.

Comment savoir combien d’articles sont disponibles ?


Il peut être difficile de savoir si un article risque de s’épuiser. Sauf en occasion, où il n’y a qu’un seul produit. Et encore, il peut rester des mois. Si c’est une pièce récurrente d’une marque, il y en a régulièrement qui reviennent.
Encore des exceptions dans une exception.

Ma solution, en neuf, est de chercher l’article sur d’autres boutiques. Cela permet aussi de voir s’il n’est pas moins cher.

Pour savoir combien d’unités il reste à ma taille sur un e-shop, j’ajoute le produit dans mon panier plusieurs fois jusqu’à ce que le site m’indique qu’il n’y en a plus assez en stock.

Mais ça ne marche pas partout. Certains sites ont une limite très élevée qui ne correspond donc pas aux nombres d’unités restantes.

Pour les débusquer, je mets quelques dizaines d’unités directement sur la page du panier, dans le champ du nombre. Si le site ne me dit pas qu’il y en a trop, alors que le nombre est aberrant, c’est que je ne connaîtrais pas la vraie quantité.
Sinon, le site me dira que je suis un peu trop gourmand, voir affichera le maximum d’unités restantes.


Le « besoin » est relatif. Ce n’est plus juste pour avoir chaud ou me protéger de la pluie. J’ai beaucoup de manteaux, car c’est ce que je préfère. Les pantalons me parlent moins, et j’ai du mal à en trouver qui me conviennent pour l’hiver, encore plus pour les chaussures. Les chemises, elles, me laissent plus indifférent : j’en ai besoin, j’en trouve, mais je préfère souvent investir dans des manteaux, même si j’en ai déjà beaucoup.

Avant de prendre mes tenues en photo je n’achetais pas forcément en fonction des saisons, sauf au début parce que je n’avais rien. En me mettant à faire des photos, j’ai recommencé à acheter de saison, pour varier davantage le contenu et pouvoir porter mes vêtements rapidement, plutôt que d’attendre des mois.
En 2025, je n’ai rien acheté de saison au printemps ni en été, préférant continuer à acheter des pièces d’hiver, celles qui me parlent le plus.

Je sais aussi rester flexible sur mes priorités. Les soldes, une nouvelle collection, un retour, autant de cas qui obligent à reconsidérer sa hiérarchisation d’achat. Surtout en occasion où ça change tout le temps. Si une pièce baisse de beaucoup de prix, sa valeur est plus attractive pour les autres acheteurs aussi, et l’article risque d’être plus vite épuisé.
Ou la nouvelle collection arrive et je suis tenté par de nouvelles choses.
Je prévois mes achats du moins prochain, et j’ai des idées pour le mois suivant, en sachant que je peux changer d’avis.

L’intérêt du « poids du nombre », c’est de pouvoir classer les choses. Sur internet en les sauvegardant, en boutiques en les photographiant. Plus j’en ai, plus il faut que je fasse du tri pour m’y retrouver.
Ce n’est pas amusant de trier, mais cela permet de faire ressortir les choses par contraste, toujours en les comparant.
Je classe par types de produits. Un dossier par type de vêtement.
Pour ceux qui me plaisent vraiment, je les classe aussi avec Simple Tab Groups par types de pièces pour chaque saison.

comment je faisais avant ?


Avant je n’utilisais pas Simple Tab Groups, et je classais en plus les « meilleurs » dans un dossier. Plus tard, s’il y en avait trop dans le dossier « meilleurs », je les filtrais dans un autre dossier le « meilleur du meilleur ».

Dans le dossier des meilleurs, j’écartais les pièces qui n’était pas dans mon style mais qui me plaisaient. Les articles qui avaient juste un seul aspect qui me plaisait. Les produits pas mal où je me disais qu’ils étaient à acheter seulement si je ne trouvais pas mieux, et si je n’avais rien d’autre à acheter.
Mais je n’enlevais pas les produits à cause du prix ou de la taille. Puisque le prix pouvait baisser, et un retour de ma taille était possible.

J’écrémais au fur et à mesure. Jusqu’à avoir une liste qui rentrait à-peu-près dans mon budget sur quelques mois.

Par contre, je ne classais pas les pièces dans mon dossier des « meilleurs » dès que je tombais sur un article qui me plaisait, j’attendais quelques semaines, quelques mois pour faire le tri.
Cela me permettait de laisser décanter, d’oublier, de voir autres choses et surtout de trouver mieux.


Aujourd’hui je n’ai plus vraiment de pièces que je mets en favoris « au cas où », ou qui me plaisent qu’à moitité. C’est pour ça que je les envoie rapidement dans Simple Tab Groups. Parce que je suis bien plus sûr de moi et que je trouve plus efficacement. Aussi parce que mon style a évolué.

Puis tous les six mois, quand les nouvelles collections sortent, je mets les produits de la précédente dans un dossier dédié aux anciennes pièces.
Pour éviter de supprimer les liens morts, ou de défiler trop longuement si je garde tout. Mais ça me permet de garder quand même une trace de ce qui m’avait plu.

Prenons maintenant le problème à l’envers. Si je trouvais peu d’articles, je pourrais tout acheter, car l’ensemble rentrerait dans mon budget.

Mais un choix c’est une contrainte, et ça se fait entre une chose par rapport à une autre. En les comparant.
Or, dans ce cas, je ne pourrais pas comparer, puisque je n’aurais pas assez de produits. Et qu’en plus, l’ensemble rentrerait dans mon budget.
Alors pourquoi se poser la question de choisir si je pouvais tout prendre ? Je perdrais moins de temps à chercher des pièces finalement.
Sauf que cela signifierait que j’aurais davantage de chances d’acheter des articles moins intéressants, donc d’acheter « par défaut ».

Je ne m’en rendrais pas vraiment compte puisque je n’aurais pas cherché plus de produits qui pourraient mieux me plaire.

Aussi, si vous êtes débutant et que vous avez différents choix pour une même pièce, mais que vous ne savez vraiment pas laquelle vous préférez, il est possible que ce soit parce que ce sont des basiques vraiment trop basiques.
Dans ce cas, retournez à la case précédente pour relire l’article sur « les barrières psychologiques« .
Sinon, probablement que c’est par méconnaissance esthétique ou technique. Car vous ne connaissez pas assez les critères sur lesquels vous baser pour juger une pièce.

L’avantage d’une longue liste, c’est que si un article vient à être épuisé, j’ai toujours autre chose en attente qui me plaît aussi, et que je peux acheter. Ce qui amène un peu moins de frustration.
Avec le temps je vois plus rapidement si un produit me plait vraiment ou non.

Si une pièce finie par être épuisée, je peux être soulager car je peux acheter les suivantes sur ma liste. Ce qui veut dire que la première pièce ne me plaisait pas tant que ça.
Un article cher qui me passe sous le nez, c’est la possibilité d’acheter plusieurs autres produits moins coûteux pour la même somme.

Il est utile aussi que je garde un peu de frustration, ça me permet de mieux apprécier quand je finis par céder. Il faut le voir comme un suspense. La frustration et l’acquisition sont deux moments opposés, qui se mettent mutuellement en valeur.

Au final, je passe beaucoup de temps à regarder des pièces, pour une poignée d’achats seulement.

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