Mes comportements d’achat 1 : les barrières psychologiques.

Il m’est arrivé de ne rien trouver dans la gamme de prix dans laquelle je voulais piocher. Je voyais passer, en même temps, des gammes supérieures qui me plaisaient davantage.
J’étais face à une barrière psychologique de prix.

La barrière psychologique du prix vient souvent d’une méconnaissance de la vraie valeur des choses.

En restant sur des marques conseillées par les bons blogs, les bonnes communautés, et en cherchant d’autres marques dans la même sphère, puis plus tard en affinant mes recherches avec davantage de connaissances, je me rendais petit à petit compte que rien ne me plaisait. Ce qui retenait mon attention se trouvait dans la tranche de prix supérieure, car je ne trouvais pas la durabilité, la douceur, le rendu ou le style que je recherchais au prix que je souhaitais.
Même pendant les soldes ou sur le marché de l’occasion, d’ailleurs.

Après avoir ratissé toutes les boutiques que je connaissais, le verdict était sans appel : ce n’était pas possible de trouver mieux à un prix plus bas.

Deux voies s’offraient à moi :

Soit rester dans la gamme de prix que je souhaitais ou devais respecter par manque d’argent.
Le côté positif : j’allais avoir de l’argent pour autre chose que des vêtements.
Le côté négatif : je n’allais pas avoir les vêtements qui me plaisaient vraiment.

Soit mettre plus par pièce pour obtenir ce que je désirais. Donc franchir une barrière psychologique de prix.
Le côté positif : j’allais avoir de beaux articles.
Le côté négatif : j’aurais moins d’argent pour autre chose que des vêtements.

Puis, plus tard, je me rendais parfois compte que d’autres produits étaient encore mieux… mais aussi encore plus chers.
Le même choix s’offrait à moi : rester dans la gamme de prix actuelle, ou mettre davantage.
J’ai franchi ainsi plusieurs barrières psychologiques de prix.
Il n’y avait pas de voie meilleure que l’autre : tout dépendait de l’importance que je voulais accorder au vêtement.
Ce sont les deux extrêmes, mais il existe toutes les nuances entre les deux.
On peut se faire plaisir un mois, puis ne rien acheter le suivant. Ou économiser pour un manteau d’hiver.

Une fois que j’avais suffisamment de basiques, je pouvais me permettre d’acheter moins, mais de viser des pièces plus chères qui m’attiraient.
En augmentant mon budget plusieurs fois, j’ai fini par atteindre le moment où mon porte-monnaie me criait qu’il ne pouvait plus suivre.
Pas le choix, je devais faire avec. Tant que j’étais dans une gamme de prix où les articles me plaisaient encore, je m’en sortais bien. Quant aux produits les plus chers, je ne pouvais qu’espérer les voir un jour passer en occasion.

La barrière psychologique varie aussi selon le type de vêtement. J’accorde plus d’importance aux manteaux, pour lesquels je vise le haut de gamme, tandis que pour les sous-vêtements, je reste sur du Uniqlo… qui est de l’entrée de gamme. En plus c’est invisible, donc tant que ce n’est pas moche et que ça tient la route : ça me suffit. Pour les mi-bas, je ne prends que des A.R.E.S., qui coûtent peu également. Parce que je n’ai pas trouvé d’autres modèles en couleurs naturelles qui me conviennent. Pour les chemises, j’ai du mal à mettre plus que mes précédentes Allsaints, même en occasion, alors qu’elles sont davantage visibles sans pulls par-dessus.

Ma première barrière psychologique, c’était de franchir la barre des 100 €. Le cerveau doit aimer se fixer des limites avec des chiffres ronds, alors même qu’on n’a aucune connaissance du domaine pour pouvoir juger.
C’est un peu comme se dire qu’on se donne un an pour devenir doué pour s’habiller.

En revanche, si vous ne pouvez pas vous empêcher d’acheter plus que ce que vous pouvez vous permettre, il faut vous faire aider.

Si, dans votre gamme de prix, les pièces ne vous conviennent vraiment pas, la dernière solution est de devenir le roi de la fripe ou de l’occasion.
Mais attention à ne pas acheter uniquement pour le prix bas.
Et puis il faut déjà s’y connaître pour voir ce qui vaut le coup ou non, savoir aussi ce qui nous va ou non, savoir ce qu’est la qualité, connaître des marques, une idée des prix neufs.

On pourrait se dire que la solution est d’avoir un budget illimité pour acheter des articles de luxe. Il n’y a pas plus haut ni plus cher, et il y a de fortes chances que ce soit une catégorie de prix où vous trouverez votre bonheur.
Mais si, à ce niveau-là, vous ne trouvez toujours pas de produits intéressants, c’est sans doute parce qu’en pouvant tout acheter, donc tout faire, vous finissez par ne plus avoir envie de rien, car tout devient trop facilement accessible. Vous passez d’un extrême à un autre.

Lorsque le budget est sans limite, un autre écueil peut être de vouloir tester tous les styles, pour chercher celui qui nous correspond le plus, mais en les survolant, en n’achetant que les pièces clichés, sans vraiment comprendre le style ni y apporter quelque chose de personnel (qu’on s’en rende compte ou non). Ou de penser que de beaux vêtements font obligatoirement de beaux looks.

S’il n’y a plus de plaisir à choisir ou à porter vos pièces, c’est sans doute que vous stagnez, ou que vous avez atteint les limites de vos capacités.
Dans ce cas, il faut passer plus de temps à regarder des looks, à trouver des pièces, et plus compliqué : être inspiré par d’autres domaines.
Ce genre de blocage peut d’ailleurs inciter à acheter dans la tranche de prix supérieure, en croyant y trouver la solution, alors que ce qui manque vraiment, c’est l’inspiration.

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