Analogie 2 : Gareth Pugh et l’ésotérisme.
Pour cette série d’articles, je ne souhaite pas me documenter sur les inspirations des créateurs, mais sur ce à quoi les vêtements me font penser. De même pour les autres articles, où les réflexions doivent venir de moi et non de la documentation.
Pour cet article sur la collection printemps-été 2015 de Gareth Pugh, les tenues me faisaient penser à quelque chose d’ésotérique et de tribal. La question de l’appropriation culturelle pouvait donc se poser, puisque Gareth Pugh est anglais.
Au final, il s’est inspiré de rituels païens britanniques liés aux récoltes de printemps et d’automne, de la May Queen, du folklore rural anglais, des poupées de maïs, des Pearly Queens, des Burrymen écossais, du Padstow Obby Oss, de Stonehenge, du film The Wicker Man, et il a collaboré avec Simon Costin du Museum of British Folklore.
Quand j’ai cherché des photos de masques tribaux ou de tenues de cérémonie, je suis tombé sur des références bien plus éloignées que le Royaume-Uni. C’est intéressant de voir que des peuples séparés par de grandes distances peuvent parfois développer des formes visuelles étonnamment proches sans s’être influencés directement.































Pour les fétiches ou les poupées utilisées dans la magie, en cire ou en fibres végétales, je n’ai pas trouvé de photos plus authentiques ou plus anciennes. Celles-ci font davantage penser au cliché du vaudou véhiculé par le cinéma, alors que la réalité est bien différente. De même pour le crâne de cerf dans la forêt, une image vue et revue dans les fictions mettant en scène des sacrifices.
Pour les autres photos non sourcées, je n’ai pas réussi à retrouver leur origine, ni à déterminer si elles sont anciennes ou artificiellement vieillies. Mais l’idée est là.